Promouvoir l’activité physique à des fins de santé et de bien-être – Damien Tessier

Jeudi 16 mai 2019, 11h45>12h30


Si des rapprochements entre la psychologie positive et la psychologie du sport ont été opérés ces dernières années (voir Brady et Grenville-Cleave, 2018), la question de la promotion de l’Activité Physique (AP) à des fins de santé, n’a pour l’instant pas encore été investie par la psychologie positive. Bien que la littérature scientifique mette en évidence de multiples effets bénéfiques de l’AP sur la santé (e.g., prévention des risques cardio-vasculaires, d’obésité, de diabète, de cancers) et le bien-être (e.g., réduction de l’anxiété et de la dépression, et amélioration de l’humeur et de l’image corporelle), le niveau d’adhésion à l’AP reste faible dans les pays industrialisés : 60 % des européens sont insuffisamment actifs et la proportion de ceux qui ne pratiquent jamais d’AP est passée de 39 % en 2009 à 46 % en 2017. La France ne fait pas exception à cette tendance. Face à ce constat, des programmes de promotion de l’AP ont été implémentés sur la base de leviers sociocognitifs (e.g., augmenter les intentions de faire de l’AP, le sentiment d’auto-efficacité) issus des modèles de changement de comportement (e.g., la théorie sociale cognitive, la théorie du comportement planifié, le modèle transthéorique du changement). Ces modèles n’expliquant qu’une part de variance limitée du comportement, de nouvelles approches valorisant des leviers de nature affective (e.g., la théorie du mode dual) ont émergé. Loin d’opposer ces deux types d’approches, des perspectives prometteuses intégrant des leviers sociocognitifs et affectifs ont été récemment proposées à travers la théorie affective–réflexive de l’inactivité physique et de l’exercice (Brand et Ekkekakis, 2018).

Posted by admin4199

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