Santé et éducation – David Da Fonseca

Jeudi 16 mai 2019, 10h00>10h15

Depuis quelques décennies, les scientifiques reconnaissent le rôle joué par les facteurs motivationnels dans la réussite scolaire. Ces auteurs attribuent une place centrale aux croyances pour expliquer les comportements des individus engagés dans les situations d’apprentissages où l’élève doit démontrer de la compétence. Il s’agit des croyances que les individus construisent mentalement sur la nature des qualités humaines encore appelées théories implicites. Il existe deux grands types de croyances : la théorie incrémentielle et la théorie de l’entité. En effet, certains individus considèrent les qualités humaines comme des compétences contrôlables (théorie incrémentielle) alors que d’autres les considèrent comme fixes ou innées (théories de l’entité). Les croyances qui concernent la nature de l’intelligence ont un impact très puissant sur le comportement des élèves dans le domaine académique. L’identification de ces théories profanes permet de mieux appréhender les cognitions et les comportements des élèves. Ainsi, pour un élève dont la conception de l’intelligence est figée, la note n’a pas le même sens que pour celui qui pense être capable de s’améliorer. Pour le premier, une mauvaise note témoigne de son incompétence et l’échec est donc un traumatisme. Il est centré sur le jugement des autres et se réfugie dans l’évitement. Pour le second, qui a une vision évolutive de l’intelligence, la note n’est qu’un témoin des stratégies utilisées, du travail fourni et l’échec n’est qu’un problème à résoudre. Si ces théories permettent de mieux comprendre certains comportements qui peuvent paraître inadaptés, elles permettent surtout de mettre en place des stratégies au niveau individuel mais également au niveau familial et scolaire de manière à maintenir et à développer une forte motivation, du plaisir à apprendre et le désir de donner le meilleur de soi.

Posted by admin4199

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