Santé

Les expériences optimales en éducation – Jean Heutte

Mercredi 15 mai 2019, 15h00>15h15


Le concept de flow a été décrit pour la première fois par Mihaly Csikszentmihalyi dans son livre Beyond Boredom and Anxiety en 1975. Il s’agit d’un état d’épanouissement lié à une profonde implication et au sentiment d’absorption que les personnes ressentent lorsqu’elles sont confrontées à des tâches dont les exigences sont élevées et qu’elles perçoivent que leurs compétences leur permettent de relever ces défis. Le flow est décrit comme une expérience optimale au cours de laquelle les personnes sont profondément motivées à persister dans leurs activités. Ce concept a suscité un nombre croissant de recherches au cours de ce nouveau millénaire. Une équipe internationale constituée d’une douzaine de chercheurs issus du Réseau Européen de Recherche sur le Flow (EFRN ; Peifer, Wolters, Harmat, Heutte, Tan et al., 2018) a produit une synthèse de 254 études empiriques publiées dans des revues en langue anglaise entre 2000 et 2016. Cette synthèse met clairement en évidence que le nombre de publications est en nette progression d’année en année. A l’évidence, il y a un parallèle à faire entre la progression de cette courbe et l’émergence ainsi que la croissance actuelle de la psychologie positive. L’objectif de cette communication est de présenter les avancées majeures qu’apporte ce champ théorique dans le domaine de l’éducation ainsi que sa contribution à la psychologie positive en général.

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Autonomie, contrôle et psychologie positive – Yvan Paquet

Mercredi 15 mai 2019, 15h30>15h45


Contrôle et autonomie sont deux notions qui reviennent souvent en psychologie et en psychologie positive. Pourtant ces deux notions sont complexes et étroitement liées. L’exercice du contrôle personnel apporte à l’individu plusieurs bénéfices : diminution du stress, motivation autodéterminée ou encore passion harmonieuse. Cependant, ces relations ne sont pas si simples et bien souvent l’individu n’est pas le seul à exercer du contrôle sur la situation. L’environnement dans lequel évolue la personne contribue de manière importante aux possibilités de contrôle de celle-ci. L’objectif est de faire un tour global des bénéfices ou non de l’exercice du contrôle personnel, de comprendre ses relations avec l’autonomie de l’individu et surtout comprendre comment créer un environnement favorable à l’exercice du contrôle de l’individu, à son autonomie et au final à son épanouissement personnel. Pour conclure, nous reviendrons sur des idées bien souvent véhiculées dans les magazines de psychologie et psychologie positive comme « le lâcher prise », « garder le contrôle sur sa vie », « l’illusion de tout contrôler » ou encore « développer l’autonomie ».

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Santé et éducation – David Da Fonseca

Jeudi 16 mai 2019, 10h00>10h15

Depuis quelques décennies, les scientifiques reconnaissent le rôle joué par les facteurs motivationnels dans la réussite scolaire. Ces auteurs attribuent une place centrale aux croyances pour expliquer les comportements des individus engagés dans les situations d’apprentissages où l’élève doit démontrer de la compétence. Il s’agit des croyances que les individus construisent mentalement sur la nature des qualités humaines encore appelées théories implicites. Il existe deux grands types de croyances : la théorie incrémentielle et la théorie de l’entité. En effet, certains individus considèrent les qualités humaines comme des compétences contrôlables (théorie incrémentielle) alors que d’autres les considèrent comme fixes ou innées (théories de l’entité). Les croyances qui concernent la nature de l’intelligence ont un impact très puissant sur le comportement des élèves dans le domaine académique. L’identification de ces théories profanes permet de mieux appréhender les cognitions et les comportements des élèves. Ainsi, pour un élève dont la conception de l’intelligence est figée, la note n’a pas le même sens que pour celui qui pense être capable de s’améliorer. Pour le premier, une mauvaise note témoigne de son incompétence et l’échec est donc un traumatisme. Il est centré sur le jugement des autres et se réfugie dans l’évitement. Pour le second, qui a une vision évolutive de l’intelligence, la note n’est qu’un témoin des stratégies utilisées, du travail fourni et l’échec n’est qu’un problème à résoudre. Si ces théories permettent de mieux comprendre certains comportements qui peuvent paraître inadaptés, elles permettent surtout de mettre en place des stratégies au niveau individuel mais également au niveau familial et scolaire de manière à maintenir et à développer une forte motivation, du plaisir à apprendre et le désir de donner le meilleur de soi.

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